Au cours d’une conférence mixte avec la cheffe de la monusco bintou keita, Le ministre des Affaires Étrangers, Christophe Lutundula a indiqué que le retrait de Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo MONUSCO en sigle n’est pas la fin de la guerre ni de la crise en République démocratique du Congo.
En vertu de la résolution 2717 (2023), adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil a donc entériné un plan de retrait discuté à plusieurs reprises cette année avec le gouvernement congolais, à cet effet la monusco a déjà commencé à céder certaines de ses bases, c’est le cas de la base de Butembo et Lubero dans la province du Nord Kivu.
Pour Christophe Lutundula « Nous sommes à la phase du retrait de la Monusco à travers la mise en œuvre du plan de désengagement avalisé par l’ONU. Le retrait a commencé, Le retrait de la Monusco du territoire congolais est séquentiel sur l’ensemble de l’année 2024. La première phase va du mois de janvier jusqu’au mois d’avril, et après nous procéderons à l’évaluation » a-t-il déclaré dans la conférence mixte avec la cheffe de la monusco le samedi 13 janvier.
Dans une atmosphère conviviale, à sa prise de parole bintou keita a donnée plus de précisions sur le plan de déroulement de ce retrait décidé par son hiérarchie.
Selon elle «le désengagement de la Monusco se fera en trois phases en commençant par le Sud Kivu, 14 bases de la Monusco seront cédées aux forces de défense de la République démocratique du Congo après le retrait. C’est une stratégie mise en place après entente entre les deux parties en vue de la protection des déplacés qui se retrouvent dans lesdites bases » a-t-elle précisée.
Il sied de rappeler que , dans le but d’obtenir le retrait effectif de la monusco sur le sol congolais, en juillet 2022, dans plusieurs villes des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des manifestants avaient pris d’assaut les installations de la Monusco. Selon les autorités, 36 personnes, dont quatre Casques bleus, avaient été tuées.

