Guerre du M23-RDF : Les bombardements du jeudi 30 mai à Sake suscitent l’opinion; et le President Félix Tshisekedi est ratrappé par ses propos

Le public Congolais réagit face à la crise sécuritaire qui ne cesse de se détériorer dans l’Est de la République démocratique du Congo et s’accroche aux bombardements qui ont eu lieu jeudi 30 mai à sake dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

C’est le cas du SG de l’observatoire des Médias pour l’émergence et le changement du Congo (OMEC), Anaclet SWEMBANI, qui a déploré vendredi 31 mai à la rédaction de Africa-infos.cd, la crise sécuritaire que vivent les compatriotes de la partie Est de la République.

« La situation sécuritaire dans l’Est de la République est chaotique, et les autorités Congolaises n’en prennent pas garde. Et ne comptent pas vraiment attaquer, alors que c’est ça la meilleure solution. Ils privilégient plus la diplomatie. Cependant que nous distinguons la souveraineté dans l’État et de l’État. La souveraineté dans l’État, c’est l’imperium que détient le gouvernement sur la prise de décision, si un État est faible, un autre dominera sur lui. Et la RDC ne peut pas être faible devant le Rwanda. Petit à petit nous trouvons que le Rwanda devient plus fort que le Congo-Kinshasa, parce que l’État Congolais ne ménage aucun effort pour mettre fin à la guerre. Nous en comptons déjà six (06) millions d’habitants des morts face à cette situation de l’agression Rwandaise », a été le message de Mr Anaclet Swembani, analyste politique.

Le discours du Président Félix à la radio Top Congo, « le jour où le Rwanda tirera sur une entité Congolaise et que ce dernier tue même un seul Congolais, j’organiserai le congrès pour declancher la guerre », celui-ci n’a été qu’une démagogie apte à captiver la confiance des électeurs aux élections.

« Le discours qu’a tenu le président de la République démocratique du Congo à la radio Top Congo au moins de décembre, n’est que politique. Celui-ci avait pour objectif de persuader les électeurs à voter pour lui. Car il n’en était pas prêt. Car pour déclarer la guerre il faut étudier 3 aspects, qui sont : géostratégique, géopolitique voire l’aspect financier et économique. A cette période les parlementaires étaient démissionnaires, et ils ne pouvaient pas se réunir en congrès, qui est la condition majeure pour déclencher la guerre », affirme-t-il.

Il est temps pour le Président Félix Tshisekedi de déclancher, car il a un parlement définitif et risque de se lier à ces rebelles faute de la pression.

« Déclencher la guerre est une meilleure option pour Félix Tshisekedi, vu qu’il a un parlement stable. C’est aussi un moyen efficace pour lui de ne pas négocier avec ces pantins », conclut -t- il.

Rappelons que jeudi 30 mai depuis 5 heures, à Sake, territoire de Mugunga dans le Nord-Kivu, il y a eu des vifs bombardements opposant l’armée Congolaise aux rebelles du M23, qui enfin ont été maîtrisés par les forces armées congolaises (FARDC).

Israël Makina kuku

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