Le 1er octobre 2024, le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement rejeté la décision des États-Unis d’inclure le cobalt Congolais dans la liste des biens produits par le travail des enfants ou forcé. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a dénoncé cette mesure, soulignant que cette décision « ignore les progrès réalisés dans la régulation du secteur minier » et que le secteur minier de la RDC subit désormais une atteinte injustifiée à sa réputation internationale.
Il a également insisté sur le fait que la RDC, en tant que premier producteur mondial de cobalt, soit environ 73 % de la production mondiale, est un acteur clé de la transition énergétique.
Le gouvernement Congolais a rappelé que plusieurs réformes ont été mises en place pour encadrer l’exploitation minière et éliminer toute forme de travail illégal. Parmi ces réformes, la création de l’Entreprise Générale du Cobalt en 2019 a permis une exploitation artisanale plus transparente et conforme aux normes internationales. Le gouvernement a également mis en place l’Inspection Générale des Mines et renforcé la transparence avec l’adhésion à l’Initiative pour la transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Ces efforts, selon le communiqué, montrent une volonté de la RDC d’assurer des chaînes d’approvisionnement responsables.
Dans un appel à ses partenaires internationaux, y compris les États-Unis d’Amérique, la RDC a invité une coopération renforcée pour améliorer la traçabilité du cobalt, tout en prévenant que des mesures trop sévères risquent de compromettre l’accès des entreprises Congolaises aux marchés mondiaux.
Notons que le gouvernement Congolais reste ouvert à toutes les initiatives visant à renforcer la protection des droits humains dans l’industrie minière tout en appelant à un équilibre entre vigilance et soutien au développement durable du secteur.

