La ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a annoncé le lundi 2 décembre 2024, l’entrée en vigueur d’un partenariat entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’entreprise allemande Dermalog pour la production des passeports congolais. Ce contrat prévoit également le renforcement progressif des capacités nationales en vue de l’installation d’une imprimerie en RDC à long terme. Cependant, cette initiative a suscité une vive réaction de Noël Tshiani, professeur d’université et ancien candidat à la présidence, qui dénonce une atteinte à la souveraineté nationale et une mauvaise gestion des ressources internes.
« Soixante-quatre ans après l’indépendance de la RDC et plusieurs années après la création de l’Hôtel des Monnaies, il est incompréhensible et inadmissible que la RDC continue à naviguer à vue et à confier ces tâches régaliennes à des firmes privées qui accèdent aux informations sensibles sur l’identité des citoyens congolais. Cette pratique déplorable fait perdre de l’argent à la RDC, transfère des emplois congolais à l’étranger, empiète sur notre souveraineté et contribue à affaiblir notre monnaie nationale, car facilitant le transfert à l’étranger des réserves en devises étrangères de notre pays. Au lieu de gaspiller ces ressources, il serait raisonnable de renforcer l’Hôtel des Monnaies pour qu’il s’occupe de ces missions régaliennes. Le plus tôt, le mieux ! » a écrit Noël Tshiani sur son compte X (anciennement Twitter), le dimanche 8 décembre 2024.
Ses propos relancent le débat sur la gestion des secteurs stratégiques par des partenaires étrangers.

