Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté ce vendredi la résolution 2773 (2025), condamnant fermement l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23) en République démocratique du Congo (RDC) et exigeant son retrait immédiat de Goma, Bukavu et d’autres zones sous son contrôle.
Dans ce texte adopté lors de sa 9865e séance, le Conseil de sécurité réaffirme son attachement à la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC et condamne toute atteinte à ces principes fondamentaux. Il met particulièrement en cause le rôle des Forces de défense rwandaises (RDF) dans l’avancée du M23, qualifiant cette implication de violation du droit international et de menace pour la paix régionale.
Les Nations Unies expriment également leur profonde préoccupation face aux violations graves des droits humains commises dans l’est de la RDC, notamment des violences sexuelles et sexistes rapportées dans les zones de conflit. La résolution appelle à un accès humanitaire sans entrave et à la protection des populations civiles.
Un appel au cessez-le-feu immédiat
Le Conseil de sécurité exige que toutes les parties respectent un cessez-le-feu inconditionnel et cessent les attaques contre les soldats de la paix de la MONUSCO et de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC). Il condamne également le brouillage des signaux GPS et l’utilisation de missiles sol-air, qui entravent les opérations des forces onusiennes et humanitaires sur le terrain.
La question des ressources naturelles au cœur du conflit
La résolution met aussi en lumière le trafic illégal des ressources naturelles dans l’est de la RDC comme une des causes profondes de l’instabilité. L’ONU exhorte les entreprises du secteur minier à respecter les normes internationales en matière de traçabilité et de certification des minerais, afin de limiter leur exploitation par des groupes armés.
Par cette résolution, le Conseil de sécurité renforce la pression diplomatique sur le Rwanda, accusé de soutenir activement le M23. Il souligne en outre la responsabilité du gouvernement congolais dans la restauration de l’autorité de l’État dans l’est du pays.
Enfin, le Conseil de sécurité reste saisi de la situation et pourrait envisager d’autres mesures en cas de non-respect de cette résolution.
Diddy MASTAKI.

