Du 24 février 2019 au 24 février 2025, cela fait exactement six ans que Jacques M’mbocwa Hussein, maire de la ville de Baraka, a prêté serment devant les représentants du territoire, les forces vives et les acteurs politico-administratifs au quartier Malala, dans ce qui était alors le bureau du secteur de territoire (aujourd’hui mairie de la ville).
Ce jour-là, la joie des habitants, désormais citadins, a marqué un tournant mémorable dans l’histoire de Baraka. L’événement a été célébré avec ferveur, notamment en raison de l’agenda de cinq ans de la mairie qui promettait la liaison des trois communes (Katanga, Kalundja et Baraka Centre) par des routes, en plus de la route numéro 5. Cette promesse a été perçue par les Barakois comme une lueur d’espoir. Malheureusement, à ce jour, cette promesse reste non réalisée.
Début du commencement
L’histoire de Baraka commence avec la loi organique n°10/011 du 18 mai 2010, qui fixe les subdivisions territoriales à l’intérieur des provinces et ordonne la nomination des villes pour chaque cité répondant aux critères établis par cette loi. En 2018, la cité de Baraka obtient le statut de ville par décret ministériel n°13/25 du 13 juin 2018, suivi de la nomination de ses animateurs par ordonnance loi n°18/164 du 29 décembre 2018.
Le 11 février 2019, ces animateurs sont reçus par Maître Claude Nyamugabo. L’objectif de cette rencontre était de remettre les notifications aux nouveaux animateurs des nouvelles entités. Ces notifications comprenaient le programme de prestation de serment prévu pour le 14 février 2024, marquant ainsi une remise et reprise officielle.
Jusqu’à maintenant
Six ans après sa création, la ville n’a cessé de croître. Des maisons modernes, des activités économiques florissantes et des écoles en plein développement redéfinissent le paysage urbain. Actuellement, la ville compte plus de cinq projets immobiliers en cours : un projet de 100 maisons et un autre de 50 maisons, sans oublier la construction de la cité Umoja et des marchés modernes privés. Ces projets offrent des emplois aux jeunes dans le secteur de la construction.
Cependant, malgré cette croissance, Baraka souffre d’un manque d’infrastructures routières et énergétiques adéquates. L’inefficacité des services étatiques entrave cette dynamique. Bien que la ville soit située dans une région savane et qu’elle ait su s’urbaniser en respectant certaines normes, elle reste souvent oubliée.
En matière de transport maritime, Baraka dispose actuellement de plus de quatre bais d’accostage qui, malgré tout, assurent l’import-export et le transport de passagers. Toutefois, le manque à gagner financier causé par l’absence des installations portuaires modernes atteint des sommets inquiétants.
Jacques M’mbocwa Hussein est le premier maire de la ville et demeure en fonction depuis sa nomination il y a six ans. La ville célèbre ainsi son anniversaire tout en faisant face à des défis liés à l’insécurité ambiante.

