Alors que Goma est en proie à une crise humanitaire sans précédent, les appels à l’aide se multiplient. Dans une publication sur X (ancien Twitter), la Commissaire Européenne Hadja Lahbib a exhorté à la réouverture urgente de l’aéroport de Goma pour permettre l’acheminement de fournitures médicales et humanitaires vitales.
« Chaque retard coûte des vies », a-t-elle insisté, pointant du doigt les difficultés logistiques causées par la fermeture de l’aéroport et le blocage des routes.
Cette détresse humanitaire est directement liée à la guerre imposée par le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC), soutenus et armés par le Rwanda.
Honoré Mvula, avocat et homme politique Congolais, a réagi fermement : « L’urgence humanitaire à Goma est réelle, mais il faut aussi s’attaquer aux causes du problème ! Le M23, soutenu par le Rwanda, est responsable du chaos qui empêche l’aide d’arriver. L’UE doit aller au-delà des appels humanitaires et sanctionner ceux qui financent cette guerre en RDC ».
Le Rwanda rejette la responsabilité sur Kinshasa
Plutôt que de reconnaître le rôle de ses protégés dans cette tragédie, le Rwanda tente de détourner l’attention. Olivier J.P. Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, a répondu à Hadja Lahbib en reportant la responsabilité sur le gouvernement congolais.
Selon lui, Kinshasa n’a toujours pas levé l’avis aux aviateurs (NOTAM), empêchant la réouverture de l’aéroport. Une déclaration qui occulte la réalité : c’est la présence militaire du M23 et de l’AFC qui empêche toute reprise normale des vols et compromet l’accès des humanitaires à Goma.
La situation actuelle met en lumière une stratégie bien rodée : après avoir soutenu militairement le M23, Kigali tente de rejeter la responsabilité sur Kinshasa, tout en appelant au dialogue.
Notons que derrière les discours diplomatiques, la RDC reste un pays sous agression, où l’occupation du M23 et de l’AFC perpétue souffrances et instabilité.

