Le 1er avril 2025, la porte-parole de la présidence Congolaise, Tina Salama, a annoncé la signature par le président Félix Tshisekedi de l’ordonnance n°25/183, accordant une grâce présidentielle à trois citoyens américains précédemment condamnés à mort pour leur participation présumée à la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en République démocratique du Congo (RDC). Les peines de Marcel Malanga Malu, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin ont ainsi été commuées en servitude pénale à perpétuité.
Cette tentative de coup d’État, menée par Christian Malanga, père de Marcel Malanga, avait pour objectif de renverser le Président Tshisekedi. L’assaut avait été rapidement maîtrisé par les forces de sécurité congolaises, entraînant la mort de Christian Malanga et l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes.
En septembre 2024, le tribunal militaire de Kinshasa-Gombe avait condamné 37 personnes à la peine de mort pour leur implication dans cette affaire, dont les trois ressortissants américains. Cette décision avait suscité des réactions internationales, notamment de la part des gouvernements Américain et Britannique, opposés à la peine capitale.
La commutation des peines de mort en réclusion à perpétuité par le Président Tshisekedi reflète une volonté d’atténuer l’application de la peine capitale en RDC, malgré la levée du moratoire sur celle-ci en mars 2024 pour lutter contre la criminalité et le terrorisme.
Les familles des trois Américains ont exprimé leur soulagement face à cette mesure de grâce, tout en continuant de plaider pour leur libération et en sollicitant l’intervention des autorités américaines.
Cette affaire souligne les tensions politiques persistantes en RDC et l’importance des relations diplomatiques dans le traitement des questions judiciaires impliquant des ressortissants étrangers.
Diddy MASTAKI

