Depuis mardi 15 avril dernier, les services de renseignements Congolais mènent des perquisitions dans des propriétés liées à l’ancien Président Joseph Kabila, dont une résidence à Limete, officiellement pour y rechercher du matériel militaire. Ces opérations, supervisées par l’auditorat militaire, s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir actuel et l’ancien régime.
Jeudi 17 avril, après une fouille minutieuse de cinq conteneurs sur treize, les enquêteurs n’ont trouvé que des pièces de rechange, selon des sources proches du dossier. Malgré l’absence d’éléments compromettants, quatre militaires sont restés sur place, signe que l’enquête se poursuit.
La nervosité s’est propagée à Lubumbashi, où la présence de gardes présidentiels près du centre commercial Hypnose, propriété de la famille Kabila, a semé la panique jeudi 17 avril. Bien que les autorités aient nié toute perquisition, affirmant qu’il s’agissait d’un simple déploiement sécuritaire, l’incident renforce les craintes d’une escalade. Parallèlement, des rumeurs de descente imminente au parc Animalier de la vallée de la N’Sele, un autre domaine de Kabila, ont circulé avant d’être démenties.
Ces événements surviennent alors que le Président Félix Tshisekedi accuse son prédécesseur de liens avec des groupes armés, une allégation qui ajoute une dimension sans précédente à cette crise politique.

