Kinshasa, 10 mai 2025 – L’émotion et la fierté étaient palpables ce samedi à l’enceinte du Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC), où s’est tenue la cérémonie de clôture de la première édition du Festival du Film Ya Kelasi (FEFIK). Quatre écoles de Kinshasa ont participé à ce projet inédit, qui a mis à l’honneur le talent, la créativité et l’engagement des élèves à travers la réalisation de courts-métrages.
Dans une salle comble, élèves, parents, enseignants et passionnés du 7e art ont partagé des instants forts, entre projections, applaudissements nourris et remises de trophées. Un cri du cœur pour valoriser la créativité juvénile et promouvoir le cinéma comme outil d’éducation et de transformation sociale.

Organisé par la structure FEFIK, cet événement a pour ambition de promouvoir le cinéma comme outil pédagogique et levier de valorisation des cultures locales. Au-delà de la compétition, ce festival se veut un espace d’apprentissage artistique, de liberté d’expression et de développement des compétences audiovisuelles chez les jeunes.
« Le cinéma est un trésor qui se partage, et aujourd’hui, nous l’avons partagé avec la jeunesse congolaise », ont déclaré les organisateurs. « Nous croyons que l’école peut être un berceau de création culturelle, et FEFIK en est la preuve vivante. »
Durant plusieurs mois, les élèves ont été formés à l’écriture de scénarios, au jeu d’acteur, au tournage et au montage, encadrés par des professionnels du secteur culturel. Les œuvres projetées lors de la cérémonie ont abordé des thématiques variées telles que l’environnement, l’identité, le vivre-ensemble, ou encore les rêves et défis de la jeunesse congolaise.

À travers cette initiative, FEFIK entend également renforcer l’éducation artistique dans le cursus scolaire et favoriser l’émergence d’une génération de jeunes cinéastes capables de raconter leurs réalités avec authenticité et sensibilité.
Soutenu par le CCAPAC, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de relance de l’industrie créative en République Démocratique du Congo, en mobilisant les écoles comme actrices à part entière de la construction culturelle nationale.
Les organisateurs ont conclu la cérémonie par une note d’espoir : « Ce rêve est désormais une réalité. Et nous continuerons à œuvrer pour que la culture soit un pilier de l’éducation et de la transformation sociale. Vive la jeunesse, vive le cinéma, vive FEFIK ! »

Avec cette première édition réussie, FEFIK inscrit une nouvelle page dans l’histoire culturelle de la RDC et donne rendez-vous pour les prochaines aventures cinématographiques scolaires.
FEFIK na motema – Quand l’école devient un écran d’avenir.

