Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, la localité de Komanda, située à environ 60 km au sud-ouest de Bunia, dans le territoire d’Irumu, a été le théâtre d’un massacre attribué aux éléments du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF). Selon des sources officielles, cette attaque a coûté la vie à au moins 43 civils, dont 19 femmes, 15 hommes et neuf enfants. La majorité des victimes ont été tuées à l’arme blanche dans un lieu de culte. Plusieurs habitants ont été enlevés et des habitations ainsi que des commerces incendiés, aggravant une situation humanitaire déjà alarmante dans la province.
Face à cette tragédie, l’honorable Robert Angupi, élu d’Aru dans la province de l’Ituri, a exprimé son indignation et sa profonde compassion à l’endroit des victimes et de leurs familles. « Ce drame est un coup dur pour toute notre province. Ces actes barbares contre des civils sans défense sont inacceptables et doivent être condamnés avec la plus grande fermeté. Je présente mes sincères condoléances aux familles éplorées et assure de ma solidarité à toutes les communautés touchées par cette horreur. »
L’élu d’Aru a également appelé à un renforcement de la mutualisation des forces armées congolaises (FARDC) et ougandaises (UPDF) afin de neutraliser définitivement les ADF et de sécuriser les zones à risque. « Il est urgent que nos forces, avec le soutien des partenaires, intensifient les opérations conjointes afin de mettre fin à cette menace persistante. La population ne peut plus vivre sous la terreur », a-t-il ajouté.
Cet appel rejoint les efforts de sécurisation déjà en cours, bien que le drame de Komanda rappelle les limites des dispositifs existants et la nécessité de mesures plus robustes pour protéger les civils dans les zones sous menace constante des groupes armés.

