La République Démocratique du Congo renforce sa présence stratégique sur ses voies navigables. Dans le cadre du redéploiement et de la modernisation des Forces Armées de la RDC (FARDC), la Force Navale a officiellement reçu un lot de canots rapides armés destinés à améliorer la surveillance, la mobilité et l’intervention dans les espaces liquides du pays.
La cérémonie de remise s’est tenue lundi 04 août 2025, sur le site du beach Majestic à Kinshasa, en présence du Chef d’État-Major Général des FARDC, qui a personnellement remis un échantillon de ces embarcations militaires au Chef d’État-Major de la Force Navale.
Ces canots rapides armés, conçus pour des missions de patrouille, d’escorte et d’intervention rapide, visent à répondre efficacement aux défis sécuritaires sur les lacs, rivières et zones maritimes de la RDC. Ils sont adaptés aux opérations contre la piraterie fluviale, la contrebande, et les incursions de groupes armés opérant dans les zones frontalières ou insulaires.
« L’objectif est clair : assurer la souveraineté nationale même sur les eaux. Ces canots offriront à notre Force Navale une réactivité et une puissance de feu adaptée aux réalités du terrain », a déclaré un officier supérieur présent lors de la remise.
Dotée de plus de 12 000 km de voies navigables et bordée par de nombreux lacs et le fleuve Congo, la RDC possède un réseau fluvial stratégique, à la fois économique et géopolitique. La sécurisation de ces espaces devient une priorité nationale dans un contexte de lutte contre les trafics illicites, les groupes armés et les menaces transfrontalières.
Ce renforcement de la flotte navale s’inscrit également dans la réforme globale des FARDC, impulsée par le Chef de l’État, Commandant Suprême des Forces Armées, et soutenue par l’État-Major général dans le cadre du Plan de montée en puissance des forces.
La livraison de ces canots n’est que la première phase d’un vaste programme d’équipement et de modernisation. D’autres unités similaires sont attendues dans les semaines à venir et seront déployées sur les principaux axes fluviaux et lacustres du pays : fleuve Congo, lacs Tanganyika, Albert, Kivu, et Édouard, ainsi que les rivières Ubangi et Kasai.
« C’est une étape cruciale vers la reconstitution d’une marine militaire congolaise efficace et dissuasive », a commenté un analyste militaire à Kinshasa.
Avec cette dotation, les autorités congolaises envoient un message clair : la souveraineté nationale ne s’arrête pas aux frontières terrestres. Elle s’étend également sur les eaux, souvent oubliées mais stratégiquement vitales pour la sécurité et l’intégrité territoriale.
Diddy MASTAKI

