Nord-Kivu : la MONUSCO condamne les attaques des ADF et annonce un renforcement de son soutien aux FARDC

La Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a condamné avec fermeté la série d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) entre le 09 et le 16 août dans les territoires de Beni et de Lubero, au Nord-Kivu.

Selon le bilan rendu public, au moins 52 civils ont été tués, parmi lesquels huit femmes et deux enfants, dont une fillette. La Mission craint que ce nombre ne soit revu à la hausse, les attaques ayant été accompagnées d’enlèvements, de pillages, d’incendies de maisons, véhicules et motos, ainsi que de destructions de biens appartenant à des communautés déjà fragilisées par une crise humanitaire persistante.

Des violations graves du droit international

La Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a dénoncé des « attaques intolérables » qui s’ajoutent aux atrocités commises fin juillet à Komanda, dans la province de l’Ituri.

« Ces actes constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme », a-t-elle déclaré, tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées et sa solidarité aux populations affectées.

La MONUSCO a réitéré l’appel des Nations-Unies aux groupes armés étrangers afin qu’ils déposent les armes sans conditions et regagnent leurs pays d’origine. Elle a également exhorté les autorités Congolaises à ouvrir des enquêtes pour identifier et traduire en justice les auteurs de ces massacres.

Un dispositif sécuritaire renforcé

En réaction à cette flambée de violences, la MONUSCO affirme avoir renforcé sa présence militaire. Les 13 et 14 août derniers, lors d’attaques à Mayi-Moya (Nord-Kivu), la Mission a assuré la protection physique de 206 civils dont 70 femmes et 93 enfants réfugiés dans sa base militaire. Sa Brigade d’intervention a, par ailleurs, mené des patrouilles nocturnes conjointes avec les FARDC.

D’autres dispositifs de protection ont été déployés, notamment à Oicha et sur l’axe stratégique Mavivi-Eringeti, afin de sécuriser les zones densément peuplées. En Ituri, des troupes supplémentaires ont été envoyées à Komanda et Ofaye pour appuyer les autorités locales.

Engagement réaffirmé

La Mission onusienne assure qu’elle restera pleinement engagée aux côtés des autorités Congolaises et des communautés locales afin de prévenir de nouvelles violences, protéger les civils, réduire les tensions et contribuer à la stabilisation des zones affectées.

Ces attaques des ADF rappellent la gravité des défis sécuritaires dans l’Est de la RDC, où les groupes armés continuent de cibler les populations civiles malgré la présence des forces nationales et internationales.

Diddy Mastaki

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