Dans la ville de Likasi, au cœur de la province du Haut-Katanga, une affaire judiciaire autour de la société SOFIDESA fait grand bruit. La Fondation Bahati Christian (FOBAC), par le biais de son coordonnateur Christian Bahati, dénonce des manœuvres frauduleuses orchestrées par un réseau mafieux se présentant comme investisseurs étrangers, visant à dépouiller l’investisseur congolais Jonathan MUKENDI, véritable adjudicateur de cette entreprise.
Une décision controversée du TGI de Likasi
Dans son communiqué N°01/FOBAC/2025 daté du 5 septembre 2025, la FOBAC s’insurge contre l’ordonnance N°043/2025 du Tribunal de grande instance de Likasi, estimant qu’elle ouvre la voie à une revente irrégulière de l’entreprise au profit d’intérêts étrangers, notamment via l’usine CAM RESSOURCES.
Pour rappel, M. Jonathan MUKENDI avait versé 600.000 dollars sur les 2 millions requis, ce qui lui avait valu la reconnaissance en 2022 comme créancier privilégié et adjudicateur légitime de la société. Mais depuis, il est devenu la cible d’acharnements, de fausses accusations (escroquerie, usurpation d’identité), ainsi que de menaces de mort.
Un réseau mafieux dénoncé
La Fondation précise que :
« Ces individus tentent de revendre la société à plusieurs partenaires étrangers, en instrumentalisant certaines décisions de justice, et ce, au détriment d’un investisseur congolais », déplore la FOBAC.
Selon elle, cette situation représente une atteinte grave non seulement aux droits de M. MUKENDI, mais aussi à la crédibilité de la justice congolaise.
Les revendications de la FOBAC
Dans son communiqué, la Fondation formule plusieurs appels clairs :
« Nous demandons au Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, de s’impliquer personnellement afin que justice soit rendue et que les investisseurs congolais soient protégés », souligne la FOBAC.
« Nous exhortons également le Président a.i. du Tribunal de grande instance de Likasi à revoir sa décision controversée, qui va à l’encontre du droit et des efforts visant à valoriser les investisseurs locaux », ajoute le communiqué.
« Nous appelons enfin les autorités judiciaires et sécuritaires à mettre fin aux intimidations et aux menaces de mort qui pèsent sur M. Jonathan MUKENDI », insiste la Fondation.

Un appel à protéger l’image de la justice congolaise
Enfin, le coordonnateur Christian Bahati a tenu à rappeler que :
« L’affaire SOFIDESA dépasse le simple cadre économique : elle touche à la réputation de notre justice et à la confiance que les Congolais placent dans leurs institutions ».
La FOBAC réaffirme ainsi sa conviction que la vérité finira par triompher et que les droits de l’investisseur congolais seront rétablis.

