RDC : le conseil des Nations-Unies de droits de l’homme reconnaît le caractère international du conflit dans l’Est du pays

La République Démocratique du Congo a salué la reconnaissance par le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme du caractère international du conflit dans l’Est du pays. Présente à Genève pour la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, la délégation Congolaise conduite par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a rappelé que cette situation résulte de l’implication directe de troupes étrangères.

« Nous exprimons notre volonté de répondre avec sérieux aux préoccupations exprimées dans les rapports et de poursuivre un dialogue consensuel et productif avec ce Conseil », a déclaré le ministre, avant d’insister sur la confirmation par l’ONU que la crise en cours est « alimentée par une agression extérieure menée par le Rwanda et ses supplétifs du M23, l’AFC ».

À la même tribune, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a précisé la position de Kinshasa concernant l’armée nationale.

« Nous réaffirmons notre engagement à prendre toutes les mesures nécessaires contre tout élément des FARDC qui se compromettrait par des actes contraires aux valeurs républicaines, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il indiqué, rejetant les tentatives d’établir une équivalence entre les forces régulières et les groupes armés.

Pour le gouvernement Congolais, cette clarification vise à écarter toute confusion dans l’évaluation des responsabilités liées aux violations des droits humains. Ces interventions se sont inscrites dans un débat plus large, marqué par les prises de position de plusieurs délégations étrangères.

La Russie, la Chine, le Japon et le Burundi ont exprimé leurs préoccupations face à l’escalade de la violence et à la situation humanitaire alarmante en RDC. Les appels convergents en faveur d’une solution politique, de la fin de l’impunité et du renforcement de la coopération internationale mettent en lumière la nécessité urgente d’une réponse collective.

Le gouvernement Congolais a réitéré son souhait de voir s’établir une commission d’enquête indépendante, jugée essentielle pour rendre justice aux victimes et consolider les bases d’une paix durable dans la région des Grands-Lacs.

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