Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dénoncent une nouvelle série d’attaques menées par la coalition terroriste AFC/M23, soutenue par le Rwanda, dans l’Est du pays. Dans un communiqué de presse n°31 publié ce samedi 08 novembre 2025, le porte-parole de l’armée, le Général-Major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, déplore « des violations manifestes et intentionnelles » du cessez-le-feu pourtant exigé par la communauté internationale.
Malgré les efforts diplomatiques menés notamment par les États-Unis et le Qatar dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha, les FARDC affirment que les rebelles du M23 ont intensifié leurs offensives ces dernières 72 heures contre plusieurs positions des forces loyalistes dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.
Dans le Sud-Kivu, les attaques ont été enregistrées à Bulambula et Kibanda Mangobo sur l’axe Walungu–Shabunda, ainsi qu’au pont de Mudugwe et dans les zones de Mwenga et Tuwetuwe, avec le soutien des milices alliées Twirwaneho opérant vers Fizi–Minembwe. Au Nord-Kivu, les combats se concentrent à Kasopo et Kajinga, dans le groupement Nyamaboko 1er, secteur d’Osso-Banyungu (territoire de Masisi), ainsi qu’autour du mont Irimwi en direction de Bunyatenge, dans le territoire de Lubero.
Face à cette recrudescence des hostilités, les FARDC affirment « maintenir leur position défensive tout en se réservant le droit de réagir face à toute provocation ». L’armée congolaise rappelle que ces attaques compromettent les engagements pris lors des récents pourparlers de paix et démontrent que « le M23 et ses soutiens ne sont pas disposés à suivre la voie de la paix tracée par les accords librement signés ».
Les FARDC appellent la communauté internationale à constater ces violations répétées et à soutenir les efforts du gouvernement congolais pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans l’Est du pays.
Diddy MASTAKI

