Le Pape Léon XIV a poursuivi ce lundi 1er décembre son voyage apostolique au Liban en se recueillant sur la tombe de saint Charbel Maklouf, moine-ermite maronite du XIXᵉ siècle, au monastère Saint-Maron à Annaya. Cette visite intervient après l’étape de la Turquie et dans un contexte de fortes tensions régionales et de crises persistantes au Liban.
Devant le tombeau du saint, reconnu pour ses miracles et sa vie de prière silencieuse, le Pape a prié pour la paix au Liban et dans tout le Levant. « Nous demandons la paix. Nous l’implorons tout particulièrement pour le Liban et pour tout le Levant. Mais nous savons bien qu’il n’y a pas de paix sans conversion des cœurs », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la spiritualité pour restaurer la cohésion sociale.
Dans son homélie, Léon XIV a salué les vertus de saint Charbel silence, modestie, pauvreté et dévotion totale à Dieu et a rappelé que sa vie constitue un exemple pour tous les chrétiens et pour les responsables religieux : « Sa cohérence, radicale et humble, est un message pour tous les croyants », a-t-il affirmé.
Pour marquer symboliquement cette visite, le Pape a offert au monastère une lampe votive en bronze argenté, réalisée artisanalement à Rome, composée de branches d’olivier entrelacées et portant son blason, confiée à la protection de saint Charbel pour le Liban et son peuple.
Le président libanais Joseph Aoun et son épouse ont également participé à cette cérémonie. À travers ce geste, le Pape Léon XIV souhaite renforcer la communion et l’unité, depuis les familles et paroisses jusqu’à l’Église universelle, tout en portant un message d’espérance pour un pays confronté à de graves crises économiques, sociales et sécuritaires.
Diddy MASTAKI

