Face à la poursuite des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo, une cinquantaine d’organisations de la société civile tirent la sonnette d’alarme. Selon elles, malgré les initiatives diplomatiques récentes, les processus de Washington et de Doha, qui ont réuni le gouvernement Congolais, le gouvernement Rwandais et les rebelles de l’AFC/M23, n’ont pas permis d’améliorer la situation sécuritaire, les affrontements se poursuivant sur plusieurs fronts.
Ces organisations appellent la communauté internationale notamment les États-Unis d’Amérique, le Qatar et l’Union Africaine à exercer une pression significative sur le président Félix Tshisekedi pour qu’il convoque un dialogue national réellement inclusif, conformément au Pacte social promu par les Églises catholique et protestante.
Selon elles, ce dialogue doit déboucher sur des résolutions contraignantes pour toutes les parties, avec pour objectifs : la réunification nationale ; la restauration de l’autorité de l’État dans toutes les provinces ; le désarmement et la démobilisation des groupes armés ; la mise en œuvre de réformes structurelles prioritaires ; et la préparation des prochaines élections générales.
La société civile insiste sur le fait que seule une concertation nationale large et inclusive pourra garantir la sécurité et la stabilité dans l’Est du pays et répondre aux attentes des populations durement touchées par la guerre.
Diddy MASTAKI

