L’Union Africaine (UA) s’est dite profondément préoccupée par l’escalade de la violence dans la région des Grands-Lacs, en particulier dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans la province de Cibitoke, au Burundi. Dans un communiqué officiel publié ce jeudi 11 décembre, le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exhorté l’ensemble des acteurs à privilégier la retenue et à revenir à une solution politique durable.
Selon l’UA, les récents affrontements dans le Sud-Kivu et les attaques contre les populations civiles constituent une violation claire des engagements signés dans le cadre du Doha Framework Agreement, de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, ainsi que du Washington D.C. Agreement entre la RDC et le Rwanda.
L’UA condamne les violences et rappelle le principe de souveraineté
Dans son message, Mahmoud Ali Youssouf a déploré les actes de violence visant les civils, soulignant que ceux-ci vont à l’encontre des efforts entrepris pour stabiliser la région. Il a réaffirmé la position de longue date de l’Union africaine : la paix dans les Grands-Lacs repose sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des obligations de chaque État.
Le président de la Commission a, par ailleurs, dénoncé toute tentative d’imposer une administration parallèle dans l’Est de la RDC, une allusion claire aux ambitions du M23 et à leurs soutiens extérieurs présumés.
Solidarité envers les victimes et rappel des engagements régionaux
Mahmoud Ali Youssouf a exprimé la solidarité de l’Union Africaine envers les populations affectées par les violences en RDC et au Burundi, rappelant l’urgence de protéger les civils et de contenir les risques d’extension du conflit.
L’UA en appelle à tous les États signataires des accords régionaux notamment l’Accord d’Addis-Abeba pour honorer leurs engagements et respecter les principes de non-agression et de coopération sécuritaire établis dans le Pacte de la Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs (CIRGL).
Un appel à revitaliser le dialogue régional
Face à la montée des tensions, le président de la Commission s’est déclaré prêt à travailler étroitement avec les parties prenantes afin de relancer un processus politique inclusif. L’objectif affiché : prévenir une déstabilisation plus profonde de la région et ramener toutes les parties autour de la table des négociations.
« L’Union africaine est disposée à collaborer avec les acteurs régionaux et internationaux pour revitaliser un dialogue sécuritaire visant à mettre fin à l’instabilité », conclut le communiqué.
Diddy MASTAKI

