Conseil de sécurité de l’ONU: les USA accusent le Rwanda d’alimenter l’escalade militaire dans l’Est de la RDC

Devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, les États-Unis ont durci leur ton contre le Rwanda, l’accusant de contribuer à une escalade militaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’intervention Américaine intervient quelques jours seulement après la signature à Washington d’un accord présenté comme un cadre de retour à la paix entre Kinshasa et Kigali.

Ce décalage entre engagement diplomatique et évolution sur le terrain nourrit, selon les États-Unis, un risque accru d’instabilité régionale, alors que les combats se poursuivent dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Prenant la parole au nom de Washington, l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a estimé que la dynamique actuelle allait à contre-courant des efforts diplomatiques récents.

Il a déclaré : « Au lieu d’une avancée vers la paix, comme nous l’avons vu sous la direction du président Trump ces dernières semaines, le Rwanda mène la région vers plus d’instabilité et vers la guerre », soulignant la déception américaine face à la reprise des violences. Les États-Unis disent être « profondément inquiets » de ce qu’ils décrivent comme une implication militaire croissante de Kigali aux côtés du M23, malgré les engagements politiques affichés.

Washington a également détaillé des éléments militaires précis pour étayer ses accusations, évoquant une présence directe de forces rwandaises sur le terrain congolais et des opérations dépassant les frontières de la RDC.

Mike Waltz a affirmé que « les forces de la défense Rwandaise ont fourni un soutien matériel, logistique et en termes d’entraînement et se battent aux côtés du M23 en RDC avec environ 5 000 à 7 000 troupes », mentionnant aussi le déploiement d’armes lourdes et l’usage accru de drones et d’artillerie, y compris lors de frappes signalées au Burundi.

Ces déclarations, faites dans une enceinte internationale, replacent la crise de l’Est Congolais dans une dimension régionale et diplomatique plus large, alors que les réactions officielles de Kigali restent attendues.

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