Le gouvernement congolais a appelé, vendredi 12 décembre à Kinshasa, la communauté internationale à passer à une phase d’action face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette prise de position est intervenue lors d’une rencontre avec les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en RDC, dans un contexte marqué par l’occupation de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, par le groupe armé AFC-M23.
Les autorités Congolaises estiment que cette évolution constitue une atteinte directe à la souveraineté nationale et s’inscrit dans une dynamique régionale qu’elles jugent préoccupante.
Présentant la position officielle du Gouvernement, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a réaffirmé la détermination des institutions Congolaises à défendre l’intégrité territoriale du pays. Il a déclaré devant les diplomates que « la République démocratique du Congo continuera à se battre pour sa souveraineté », insistant sur le fait que la crise actuelle dépasse le cadre interne et interpelle les responsabilités internationales.
Aux côtés du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, et de la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, le Gouvernement a rappelé son attachement aux mécanismes diplomatiques, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une agression persistante.
Dans un ton ferme, Guillaume Ngefa a également exclu toute négociation sous contrainte militaire, affirmant que « la République démocratique du Congo ne négociera jamais sous la menace des armes ».
Kinshasa demande à la communauté internationale de condamner l’action du M23 et de ses soutiens présumés, d’exiger le retrait des forces étrangères du territoire congolais et d’imposer la cessation des hostilités.

