Sud-Kivu : le territoire de Walungu face à une crise humanitaire grave, alerte OCHA-RDC

Des affrontements armés se sont intensifiés durant le mois de décembre dernier dans le territoire de Walungu, entraînant d’importants mouvements de population, la suspension des activités socio-économiques et la destruction de plusieurs infrastructures sociales, notamment des écoles, des églises et des structures de santé, particulièrement dans les ZS
de Kaziba, Nyangezi et Mubumbano, annonce le rapport Humanitaire publié par OCHA-RDC et ses partenaires dont une copié a été consultée par Africa-infos.cd.

Cependant, selon ce document, une évaluation conjointe menée par les ONG PIN2 et MDM-Be3 dans les aires de santé de Kamanyola et Kashenyi, dans la ZS de Nyangezi, a confirmé la présence de 3 096 personnes retournées et 1 681 personnes déplacées.

Dans ce rapport peut-on lire : « la majorité de ces personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, à des déficits nutritionnels, à un accès limité à l’eau potable et à un risque sanitaire élevé ».

D’ailleurs, une évaluation réalisée par l’ONG ADSSE du 22 au 27 décembre 2025 a identifié plus de 25 000 personnes déplacées (4 194 ménages) vivant dans des conditions précaires dans les aires de santé de Kaboya, Kamanyola, Kashenyi, Mulira, Kambara et Kalunga, exprimant des besoins urgents en assistance alimentaire, articles ménagers essentiels, soins de santé, nutrition, protection et interventions EHA.

Dans la Zone de Santé de Kaziba, une évaluation conduite par l’ONG ALIMA du 17 au 24 décembre 2025 a recensé 19 558 personnes déplacées et 41 481 personnes retournées vivant dans une situation de grande vulnérabilité dans les aires
de santé de Kaziba-Centre, Cibanda, Namushwaga et Kafindjo.

« Les résultats ont mis en évidence les besoins prioritaires, incluant la protection, la santé, la nutrition, l’EHA et le soutien psychosocial », ajoute le rapport.

En complément, une évaluation menée par l’ONG ADSSE fait état de 42 822 personnes dans les aires de santé de Cibanda, Cihumba,
Namushwaga, Kaziba, Kafindjo et Ngando, confrontées à des besoins critiques en sécurité alimentaire, articles ménagers essentiels, éducation, protection, santé, nutrition, EHA et abris.

Au Sud-Kivu, l’escalade des violences armées à fait les uns des victimes, des femmes et filles violées et des familles séparées aujourd’hui.

David Aluta

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