RDC : la province du Sud-Kivu face à une situation épidémiologique extrêmement grave

Depuis décembre 2025, la province du Sud-Kivu a continué de faire face à une forte pression épidémique, marquée par une recrudescence simultanée de cas de M-pox, de choléra et de rougeole,

La situation demeure préoccupante en
raison de l’extension géographique des flambées, de la persistance de facteurs de vulnérabilité structurelle et des capacités limitées de surveillance et de réponse.

Selon le rapport Humanitaire rendu par OCHA-RDC, annoncé que la flambée de M-pox s’est intensifiée au cours du mois, avec 2 495 nouveaux cas, dont un décès, portant le cumul annuel à 21 886 cas et 19 décès.

Cependant, depuis le début de l’épidémie en 2023, les 34 Zones de Santé de la province sont touchées, avec une concentration particulièrement élevée dans les Zones de santé de Miti-Murhesa, Nyangezi, Uvira, Nyantende, Lulingu, Minova, Walungu, Kadutu, Kaziba, Kalehe, Kabare et Kitutu. La large dispersion géographique témoigne d’une transmission communautaire soutenue.

A cela s’ajoute, le choléra qui a également connu une progression notable aussi avec 1 007 nouveaux cas et 13 décès rapportés en décembre, portant le cumul annuel à 129 951 cas et 91 décès en 2025.

Plusieurs ZS, dont Uvira, Fizi, Nundu, Katana, Ruzizi, Lemera, Kimbi-Lulenge, Idjwi, Ibanda et Kalehe, sont demeurées en situation épidémique jusqu’au 31 décembre.

« La persistance des cas reflète les défis structurels en matière d’accès à l’eau potable, d’assainissement et de pratiques d’hygiène dans les communautés affectées », lit-on dans ce rapport.

Concernant la rougeole, 1 598 nouveaux cas, dont 9 décès, ont été enregistrés en décembre 2025. Au 29 novembre, le cumul annuel atteignait 11 819 cas et 177 décès.

La situation épidémiologique reste critique dans les Zones de Santé de Kamituga, Kitutu, Minova, Nyangezi, Bunyakiri, Mubumbano et Bagira, où la transmission demeure active.

Pour OCHA-RDC et ses partenaires, l’ampleur des cas, combinée aux faibles taux de vaccination dans certaines aires de santé, continue de représenter un risque élevé pour les enfants, en particulier dans les communautés déplacées et difficiles d’accès.

Dans l’ensemble, la coexistence de ces trois épidémies, associée à l’insécurité persistante dans plusieurs territoires, exerce une pression considérable sur le système de santé provincial.

David Aluta

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