Kinshasa exige des actes après l’aveu rwandais sur l’AFC/M23

Le président Congolais Félix Tshisekedi a réagi publiquement à la reconnaissance par Kigali d’une coopération qualifiée de « sécuritaire » avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement armé M23, actifs dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration aux accents diplomatiques mais sans concession, le Chef de l’État a estimé que cet aveu marque une rupture avec les discours antérieurs. Il y voit un moment de clarification qui « met fin au déni » et engage désormais les acteurs concernés à passer des déclarations de principe à des actions concrètes, fondées sur le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies et les engagements politiques existants.

Félix Tshisekedi a toutefois rejeté toute tentative de justification des faits reprochés sur des bases sécuritaires. Il a rappelé qu’aucun argument ne saurait légitimer l’occupation de territoires, l’instauration d’administrations parallèles, les déplacements forcés de populations civiles ni l’exploitation illégale des ressources naturelles d’un État souverain.

Cette réaction intervient alors que la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC continue d’alimenter de vives tensions régionales et d’importantes préoccupations humanitaires. À Kinshasa, l’heure est désormais à l’exigence de mécanismes contraignants et de responsabilités clairement établies, au-delà des condamnations verbales.

Diddy Mastaki

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