RDC : Corneille Nangaa annonce une doctrine de « défense préemptive contre l’État »

Dans une publication diffusée mardi 03 février 2026 sur son compte X (ex-Twitter), le coordinateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a livré une déclaration à forte charge politique et militaire, dans un contexte de recrudescence des tensions sécuritaires dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Se présentant comme une réponse aux violences signalées depuis le 22 janvier dans les zones de Minembwe et des Hauts-Plateaux, il affirme que « le déferlement de violence orchestré depuis le 22 janvier contre les populations de Minembwe et des Hauts-Plateaux marque la faillite morale et stratégique du régime de Kinshasa ».

Corneille Nangaa accuse les autorités Congolaises d’avoir recours à une coalition armée hétérogène et à des moyens technologiques avancés, déclarant que « l’usage combiné de Sukhoi-23, de drones de combat et de forces coalisées (FARDC, FDLR, Wazalendo, FDN-Burundi et mercenaires) contre les civils, sous couvert de la coupure d’internet, ne restera pas sans réponse ».

Ces allégations, formulées sans vérification indépendante à ce stade, s’inscrivent dans une bataille de récits où l’AFC/M23 chaque camp à imposer sa lecture des événements. L’angle le plus saillant de cette prise de parole réside toutefois dans la redéfinition assumée du rapport de force.

Ce chef rebelle affirme que « le monopole de la terreur technologique est définitivement brisé » et soutient que « l’avertissement que nous venons d’adresser à l’aéroport de Kisangani a tracé une ligne rouge : la supériorité aérienne sur laquelle reposait la stratégie de Tshisekedi est désormais caduque ».

Il va plus loin en annonçant une doctrine militaire explicite : « Nous informons l’opinion nationale et internationale que le rapport de force a muté. Désormais, tout vecteur aérien déployé contre les populations des zones libérées sera neutralisé à sa source », ajoutant que « l’utilisation de Kisangani comme plateforme de projection de la terreur contre nos territoires est désormais proscrite ». Tout en ouvrant la porte à une issue politique,« si Tshisekedi veut le dialogue, nous sommes preneurs ».

Corneille Nangaa conditionne cette option à l’acceptation d’un nouvel équilibre coercitif, un positionnement qui interroge autant sur l’évolution du conflit que sur ses conséquences humanitaires et régionales.

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