L’Office Congolais de Contrôle (OCC) entre dans une nouvelle phase de restructuration. Par arrêté signé mardi 17 février, une commission de redressement a été officiellement mise en place afin de réorganiser cet établissement stratégique chargé du contrôle de la qualité et de la conformité des produits en République Démocratique du Congo.
Selon les informations disponibles, le fonctionnement de cette commission sera assuré par le budget du ministère de tutelle, et non par les ressources propres de l’OCC un choix qui souligne la volonté des autorités d’encadrer directement le processus de réforme.
Cette décision intervient dans un climat de critiques visant la gestion actuelle de l’entreprise publique. Des voix se sont notamment élevées pour interpeller la Directrice générale intérimaire, Christelle Muabilu, l’appelant à engager des réformes structurelles urgentes.
Au cœur des reproches : la nécessité d’un leadership fondé sur une vision stratégique claire, la rigueur administrative, la capacité de décision et l’exercice d’une autorité équilibrée, incluant des mécanismes de sanction et d’encouragement. Pour plusieurs observateurs, la mission d’un dirigeant d’entreprise publique ne consiste pas à se substituer aux services techniques, mais à garantir que le travail soit accompli efficacement, par des équipes compétentes, dans le respect des objectifs fixés.
Au-delà du cas de l’OCC, cette séquence relance le débat sur la gouvernance des entreprises publiques en RDC. La gestion des biens de l’État demeure un enjeu central, dans un contexte où les exigences de transparence et de performance se font de plus en plus pressantes.
La commission de redressement aura désormais la lourde tâche de proposer des mesures concrètes susceptibles de restaurer la crédibilité et l’efficacité d’une institution clé dans l’architecture économique du pays.
Diddy Mastaki

