A l’occasion de la 56ᵉ Journée internationale de la Francophonie, célébrée ce samedi 21 mars 2026 à Bujumbura, les autorités burundaises, aux côtés de leurs partenaires, ont mis en lumière le rôle central de la jeunesse dans la promotion de la langue française et dans l’édification d’un monde plus apaisé.
Une célébration riche en culture et en symbole
La capitale économique du Burundi a vibré au rythme des danses et chants traditionnels lors de la commémoration de la Journée internationale de la Francophonie. Placée sous le thème « Contributions de la jeunesse pour un monde plus apaisé », cette 56ᵉ édition a rassemblé autorités, diplomates, enseignants et élèves dans une atmosphère à la fois festive et engagée.
Représentant le ministère de tutelle, le secrétaire permanent, Sophonie Nitunga, a souligné que le Burundi entretient d’excellentes relations avec les pays membres de l’espace francophone. Selon lui, la langue française demeure un outil essentiel de promotion culturelle, de renforcement des liens d’amitié et de consolidation des échanges internationaux.
Le français, un levier dans un contexte multilingue
Dans son intervention, Jérémy Grand, chargé d’affaires a.i. à l’ambassade de France au Burundi, a mis en exergue la place singulière du pays au sein de la Francophonie. Situé dans une région majoritairement anglophone, le Burundi se distingue par son attachement à la langue française, qu’il érige en vecteur d’unité, d’éducation et de diplomatie. II a également insisté sur le fait que, dans un environnement marqué par la diversité linguistique et culturelle, le français constitue un véritable pont entre les peuples, ainsi qu’un outil stratégique au service du dialogue international.
Défis et espoirs autour de l’enseignement du français
Les échanges entre participants ont permis de mettre en lumière certaines préoccupations liées au recul du français dans le système éducatif. Les experts attribuent notamment cette tendance aux réformes successives des programmes scolaires, lesquelles ont introduit d’autres langues tout en réduisant le volume horaire consacré à l’enseignement du français.
Malgré ces défis, la jeunesse Burundaise demeure résolument engagée. Des concours de lecture et d’écriture ont été organisés, réunissant des élèves issus de plusieurs établissements du pays. Les lauréats, notamment ceux des écoles d’excellence de Ngagara, Kanyosha et Vugizo, ont été récompensés pour leurs performances, illustrant ainsi le dynamisme et le potentiel des jeunes dans la maîtrise de la langue Française.
Célébrée chaque 20 mars à travers le monde, la Journée internationale de la Francophonie rappelle l’importance de la langue française en tant que vecteur de paix, de coopération et de développement, des valeurs que le Burundi continue de promouvoir avec une jeunesse en première ligne.

