RDC : le gouvernement lance une opération contre l’usage abusif de la main-d’œuvre étrangère

Le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé le lancement d’une action ferme et immédiate pour mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère en République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel signé par le ministre Ferdinand Massamba Wa Massamba, le gouvernement indique que plusieurs entreprises continuent de contourner la législation nationale en privilégiant des travailleurs expatriés au détriment des citoyens Congolais.

Selon le ministère, cette situation constitue une violation manifeste des textes en vigueur en matière d’emploi et de protection du marché du travail national.

Les autorités rappellent que toute embauche d’un travailleur étranger sans autorisation préalable est considérée comme une infraction administrative grave conformément à la réglementation en vigueur.

Il est également souligné que certains emplois sont réservés prioritairement aux nationaux et ne peuvent être occupés par des étrangers sans respect des procédures légales.

Face à cette situation, le gouvernement annonce le déclenchement immédiat d’une opération nationale de contrôle renforcé, qui sera menée sans préavis sur toute l’étendue du territoire national.

Selon le communiqué, toute irrégularité constatée pourra entraîner des mesures immédiates, notamment l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents.

Les entreprises fautives s’exposent aussi à la suspension partielle ou totale de leurs activités, ainsi qu’à d’autres sanctions prévues par la loi.

Le ministère précise également que les dirigeants et responsables des sociétés impliquées pourraient voir leur responsabilité personnelle engagée devant les juridictions compétentes. Par ailleurs, un délai strict de 30 jours calendaires à compter de la publication du communiqué est accordé aux employeurs pour régulariser totalement la situation administrative de leur personnel expatrié.
Passé ce délai, les entreprises en infraction risquent des sanctions plus sévères pouvant aller jusqu’à la fermeture de certaines activités et des poursuites judiciaires.

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