L’Institut des musées nationaux du Congo (IMNC) a salué la reconnaissance par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) de la traite des esclaves africains comme le plus grand crime contre l’humanité. L’information a été confirmée mardi de source administrative.
Selon le directeur général de l’IMNC, Simon Siala, cette reconnaissance constitue un acte fort de justice historique, de mémoire et de respect envers les millions de victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique. Il a indiqué que l’institution congolaise a accueilli cette décision avec un profond sentiment d’honneur, soulignant l’importance de cette démarche pour la vérité historique et la dignité des peuples africains.
La déclaration intervient à la suite de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, célébrée le 25 mars de chaque année par les Nations-Unies. Pour l’IMNC, la reconnaissance marque une étape importante dans la lutte contre l’oubli et dans la valorisation de la mémoire collective des peuples ayant subi l’exploitation humaine à grande échelle.
L’établissement estime également que cette décision contribue à renforcer les efforts éducatifs visant à transmettre aux jeunes générations l’histoire réelle de l’esclavage, ses conséquences et les leçons à en tirer pour l’avenir.
Les responsables de l’Institut rappellent que la traite négrière a profondément affecté les sociétés africaines sur les plans humain, social, économique et culturel, avec des séquelles encore perceptibles aujourd’hui.
À travers cette prise de position, l’IMNC réaffirme son engagement en faveur de la conservation du patrimoine historique, de la recherche scientifique et de la sensibilisation sur les grandes tragédies de l’humanité.
L’institution souligne enfin que la reconnaissance internationale de tels crimes permet de promouvoir la justice, la paix, la dignité humaine et la lutte contre toutes les formes modernes d’exploitation.

