En République Démocratique du Congo, le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique. Pour l’opposant Martin Fayulu, le véritable problème ne réside pas dans la Constitution elle-même, mais dans son non-respect par les dirigeants.
Dans une déclaration faite ce mercredi 22 avril via le réseau social X, le président de l’ECIDé a recentré le débat en pointant du doigt la gouvernance du pays. Selon lui, engager une réforme constitutionnelle dans le contexte actuel reviendrait à éluder les véritables causes de la crise que traverse la RDC.
« Réviser ou changer la Constitution dans un contexte de chaos où une partie du territoire est occupée par le Rwanda, où l’autorité de l’État s’érode et où le peuple souffre, c’est s’engager sur une voie périlleuse », a-t-il déclaré.
Au-delà de cette mise en garde, Martin Fayulu insiste sur ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle. Il estime que l’incapacité des dirigeants à faire respecter les textes en vigueur constitue le cœur du problème, reléguant au second plan toute initiative de réforme.
« Le problème de la RDC n’a jamais été le texte constitutionnel, mais le refus persistant de le respecter », a-t-il martelé, dénonçant une classe politique davantage préoccupée par la conquête et la conservation du pouvoir que par l’intérêt général.
Dans cette perspective, l’opposant met en lumière une double menace pesant sur le pays : extérieure, avec l’instabilité persistante dans l’Est, et intérieure, marquée par ce qu’il qualifie de « soif du pouvoir » au sein de l’élite politique.
En conclusion, Martin Fayulu appelle à un sursaut de responsabilité, invitant les dirigeants à privilégier le respect des institutions existantes plutôt que leur modification, dans un contexte qu’il juge déjà fragilisé.
Diddy Mastaki

