Nord-Kivu : le territoire de Masisi confronté à une insécurité sans précédent

D’après OCHA-RDC et ses partenaires, au cours du mois de mars 2026, la situation est demeurée tendue sur le territoire de Masisi, en particulier dans la Zone de Santé de Mweso.

La reprise des affrontements depuis le 14 mars le long de l’axe Kalembe–Mpety a provoqué de
nouveaux mouvements de population vers Mpety et Pinga. La proximité des positions des belligérants maintient un risque élevé d’attaques supplémentaires, avec une exposition accrue des civils aux violences.

Des combats se sont parallèlement poursuivis dans plusieurs villages des ZS de Masisi et de Katoyi, notamment dans les groupements de Bapfuna, Buabo, Nyamaboko 1er, Nyamaboko 2e et Ufamando 2.

Cette escalade a entraîné de nouveaux flux vers des villages voisins et des sites de déplacés déjà surpeuplés. Entre le 28 et 29 mars, environ 16 000 personnes (3 235 ménages) se sont déplacées dans les ZS de Masisi et de Katoyi, selon des partenaires locaux.

Cette vague de déplacements s’ajoute à plus de 181 300 personnes déplacées déjà présentes dans ces deux ZS, selon la Commission du Mouvement de population du Nord-Kivu.

Ces déplacements récurrents et répétés continuent d’aggraver la vulnérabilité en matière d’accès aux moyens de subsistance, à la santé, à l’eau et à l’éducation, et renforcent la sévérité de la crise multisectorielle dans les zones d’accueil.

Par ailleurs, le 28 mars, au moins neuf (09) civils ont perdu la vie et douze autres ont été blessés lors d’un nouveau glissement de terrain sur le site minier de Gasasa, à Rubaya, où opéraient des creuseurs artisanaux. Deux incidents similaires les 03 et 08 mars avaient déjà causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, selon la société civile locale.

Des partenaires humanitaires ont mobilisé une évaluation multisectorielle rapide afin de mesurer la réponse immédiate et les mesures de réduction des risques.

David Aluta

Dernières nouvelles

Actualités connexes