RDC : Mukoko Samba sonne la refonte du mobile money et lance une offensive pour la transparence et la protection des consommateurs

Dans un contexte de digitalisation accélérée des services financiers et de montée en puissance du mobile money en République Démocratique du Congo, la question de la régulation des coûts de transaction s’impose désormais comme un enjeu central de gouvernance économique. Entre pinclusion financière, justice tarifaire et mobilisation des recettes publiques, le gouvernement entend reprendre la main sur un secteur stratégique en pleine expansion.

C’est ce qui nous renseigne dans un communiqué de presse du Ministère de l’Économie nationale, dont une copie est parvenue à la rédaction de Africa-infos.cd ce 26 avril 2026.

En effet, intervenant devant la représentation nationale lors d’une séance plénière consacrée à cette problématique, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a tenu à clarifier le cadre institutionnel et réglementaire applicable aux services de monnaie mobile. Dans une mise au point structurante, il a rappelé que si son ministère assure la régulation générale des prix et de la concurrence, la tarification spécifique des services financiers mobiles relève des prérogatives de la Banque Centrale du Congo, conformément aux textes en vigueur.

Dans la poursuite de son argumentaire, l’autorité économique a mis en lumière les fondements réglementaires encadrant ce secteur, évoquant notamment les instructions pertinentes de la Banque centrale qui fixent les orientations en matière de tarification. Une précision essentielle qui vise à renforcer la lisibilité institutionnelle et à éviter toute confusion dans l’opinion publique.

Abordant la question sensible des retombées économiques, le patron de l’économie nationale a détaillé les différentes sources de recettes générées par les transactions de mobile money. Il a notamment cité la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), les droits d’accises, les redevances sur le chiffre d’affaires et les fréquences, ainsi que la taxe sur les transactions électroniques et le fonds des services universels, soulignant ainsi l’importance stratégique de ce secteur pour les finances publiques, a-t-il expliqué.

Dans une approche comparative assumée, Daniel Mukoko Samba a reconnu que les coûts pratiqués en RDC demeurent relativement élevés par rapport à certains pays voisins. Illustrant son propos, il a évoqué l’écart constaté avec le Cameroun, où les droits d’accises sont nettement inférieurs, a-t-il admis, plaidant implicitement pour des ajustements progressifs et équilibrés.

S’inscrivant dans une logique de réforme proactive, le Vice-Premier Ministre a annoncé qu’un chantier de révision du cadre de régulation est actuellement en cours, mené en synergie avec l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo, le ministère sectoriel ainsi que les organisations patronales. Cette dynamique vise à instaurer davantage de transparence et d’équité dans le secteur, a-t-il poursuivi.

Dans cette même optique de modernisation, il a dévoilé le lancement imminent d’un outil numérique innovant dénommé « LOBA », destiné à offrir aux consommateurs un canal direct de signalement des abus et dysfonctionnements. Une initiative qui traduit la volonté du gouvernement de placer le citoyen au cœur du dispositif de régulation, tout en renforçant la redevabilité des opérateurs, a-t-il ajouté.

Clôturant son intervention sur une note institutionnelle, le Vice-Premier Ministre a salué l’initiative parlementaire à l’origine de ce débat, estimant qu’elle contribuera à améliorer durablement les mécanismes de régulation au bénéfice de la population Congolaise, a-t-il conclu.

À travers cette sortie remarquée, Daniel Mukoko Samba confirme son positionnement comme architecte d’une gouvernance économique moderne, alliant rigueur réglementaire, innovation technologique et protection accrue des consommateurs, dans un secteur appelé à jouer un rôle déterminant dans la transformation économique du pays.

ASM

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