Le parti politique Force des Bâtisseurs du Congo (FOBAC) est monté au créneau après l’annonce des sanctions imposées par le Département du Trésor des Etats-Unis d’Amérique à l’encontre de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange. La formation politique estime que cette décision risque d’alourdir davantage la crise que traverse actuellement la République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration politique signée par son président Christian Bahati, dont une copie est parvenue à la rédaction d’Africa-infos.cd ce lundi 04 mai 2026, la FOBAC dénonce ce qu’elle considère comme une nouvelle forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. Le parti accuse Washington d’entretenir une posture contradictoire, en se présentant comme artisan de paix tout en posant des actes susceptibles de fragiliser davantage la stabilité nationale.
Selon la FOBAC, au moment où les États-Unis d’Amérique avaient soutenu des initiatives diplomatiques visant à apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que le processus de Doha, ces sanctions viennent jeter le doute sur la sincérité de leur engagement. Le parti y voit un facteur supplémentaire de confusion dans un dossier déjà complexe.
La formation politique rejette également ce qu’elle qualifie de « procès politique » contre Joseph Kabila, soutenant qu’aucun élément tangible n’a été rendu public pour prouver un quelconque lien entre l’ancien chef de l’État et les groupes armés opérant dans l’Est du pays, notamment l’AFC/M23.
Plus loin, la FOBAC soupçonne derrière cette décision des intérêts géostratégiques et économiques, particulièrement liés aux ressources minières de la RDC. Elle accuse certaines puissances étrangères de vouloir profiter de la fragilité institutionnelle actuelle pour accroître leur influence sur les richesses nationales.
Le parti se montre aussi critique envers le pouvoir en place à Kinshasa, qu’il accuse de s’appuyer excessivement sur des soutiens extérieurs au détriment d’une stratégie souveraine et nationale. Pour la FOBAC, remettre le destin de plus de cent millions de Congolais entre les mains d’agendas étrangers constitue une faute politique majeure.
Dans son message, la formation appelle la population Congolaise à rester vigilante, à ne pas oublier les leçons de l’histoire et à se méfier des influences extérieures qui ont souvent pesé sur le destin du pays. Elle évoque notamment les assassinats de Patrice Emery Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila.
En conclusion, la FOBAC plaide pour des solutions congolaises aux problèmes Congolais, à travers la mise en place d’un cadre permanent de dialogue entre les forces politiques et sociales du pays. Le parti encourage enfin Joseph Kabila ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à privilégier la sérénité, le patriotisme et la cohésion nationale face aux défis actuels.
ASM

