Dans un contexte national déjà marqué par une profonde crise sécuritaire dans l’Est et des tensions politiques autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, une organisation de défense des droits humains a émis, ce mercredi 04 mars 2026, une alerte concernant la recrudescence des restrictions à l’encontre des voix discordantes.
Réagissant à une circulaire ministérielle datée de la veille relative aux poursuites pour infractions numériques, l’ONG « JUSTICIA ASBL » perçoit dans ce texte une intention implicite de restreindre l’espace civique.
Selon l’analyse de l’organisation basée à Lubumbashi, cette directive survient à un moment où les critiques se multiplient contre les dérives de certains appareils sécuritaires de l’État, notamment le Conseil National de la cyberdéfense.
Au-delà du simple cadre juridique évoqué par le gouvernement, l’organisation estime que le durcissement actuel du ton vise tout particulièrement les ONG et les personnalités politiques opposées aux orientations actuelles des institutions.
Cette mise en garde intervient alors que les interdictions de rassemblements publics se multiplient, alimentant les craintes d’un rétrécissement de l’espace démocratique.
« JUSTICIA ASBL » met en garde contre une dynamique qui, selon elle, tendrait à fragiliser les contre-pouvoirs et à instaurer un climat d’intimidation envers les citoyens, dans un pays déjà éprouvé par des décennies de crises à répétition.

