Révision constitutionnelle en RDC : Bahati Lukwebo dénonce « un problème d’hommes, pas de textes »

Alors que le débat sur un éventuel changement de la Constitution gagne du terrain dans la classe politique congolaise, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a pris position, ce mercredi 4 mars 2026, contre toute révision de la loi fondamentale.

Face à la presse, l’ancien président du Sénat a livré une analyse tranchante, estimant que les difficultés institutionnelles du pays ne sauraient être résolues par une modification des textes. « Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes », a-t-il affirmé, en référence directe aux débats agitant la majorité présidentielle autour d’un éventuel changement de la Constitution de 2006.

Dans ses développements, l’élu du Sud-Kivu a également ironisé sur l’argument de l’obsolescence de la loi fondamentale avancé par certains partisans de sa révision, en établissant un parallèle avec la maturité des acteurs politiques. « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? », s’est-il interrogé, tout en liant cette question institutionnelle à la crise sécuritaire persistante dans l’Est.

Pour M. Bahati Lukwebo, qui conditionne tout dialogue national au préalable du retrait des troupes rwandaises du sol congolais, maintenir le statu quo équivaudrait à « appuyer la partition de notre pays ».

Une sortie qui intervient dans un climat politique tendu, alors que des voix s’élèvent au sein même de l’Union sacrée pour réclamer une refonte des institutions, et que d’autres, à l’image de Modeste Bahati, appellent à préserver l’architecture constitutionnelle héritée de la transition post-Monuc

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