Les dirigeants de plusieurs États fondateurs de la Communauté d’Afrique de l’Est s’efforcent de reprendre la direction politique d’une organisation régionale confrontée à de fortes tensions internes, entre États membres.
Sous l’impulsion du président Kényan William Ruto et avec l’appui du président ougandais Yoweri Museveni, ces pays cherchent à imposer une série de réformes visant à stabiliser le bloc régional.
L’EAC, créée pour renforcer l’intégration économique et politique entre ses membres, fait face à des divergences croissantes liées à la question sécuritaire entre la RDC le Rwanda, à son élargissement, aux rivalités politiques et aux difficultés de coordination entre les gouvernements.
Les réformes envisagées portent notamment sur la gouvernance de l’organisation, la sécurité, la gestion des institutions régionales et la clarification des mécanismes de décision. Toutefois, leur application s’annonce complexe dans un contexte où les intérêts nationaux divergent et où certaines crises politiques internes affectent le fonctionnement collectif.
Pour les dirigeants impliqués dans cette initiative, l’enjeu dépasse la simple réforme administrative : il s’agit de préserver la crédibilité d’un projet d’intégration régionale considéré comme l’un des plus controversés du continent africain, notamment sur la sécurité de la RDC.

