Dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés énergétiques et la forte hausse du prix du baril de pétrole, consécutive notamment aux tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, les économies dépendantes des importations pétrolières sont contraintes d’adapter leurs mécanismes de régulation afin de préserver l’équilibre budgétaire et la transparence des marchés.
C’est dans cette dynamique que le Gouvernement de la République Démocratique du Congo poursuit ses réformes structurelles dans le secteur pétrolier, en vue d’assainir les circuits d’approvisionnement, réduire les distorsions de prix et renforcer la discipline économique.
A-t-on appris dans un communiqué de presse du Ministère de l’Économie nationale, dont une copie est parvenue à la rédaction Africa-infos.cd ce mardi 17 mars 2026.
En effet, le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a procédé, lundi 16 mars 2026, à la révision de la structure des prix des produits pétroliers dans la zone d’approvisionnement Sud, destinée aux sociétés minières et à leurs sous-traitants.
Cette décision intervient dans un contexte de flambée des prix du pétrole sur le marché international, le baril étant passé de 62,5 USD en janvier à 103,5 USD en mars 2026. Dans le cadre des réformes engagées depuis juillet 2025, ces acteurs économiques s’approvisionnent désormais à la « vérité des prix », sans bénéficier de la subvention de l’État réservée au marché domestique.

À l’issue de cette réunion technique, tenue sous la supervision du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Professeur Daniel Mukoko Samba, une nouvelle grille tarifaire a été validée. Ainsi, le prix du gasoil passe de 1,70 USD à 2,43 USD le litre, tandis que celui de l’essence évolue de 1,60 USD à 2,08 USD le litre. Le taux de change appliqué demeure celui de la Banque Centrale du Congo (BCC), en vigueur la veille du jour ouvrable de la mise à la consommation.
Cette rencontre a réuni les principales sociétés pétrolières opérant dans la zone Sud, notamment United Petroleum, le groupe SIL, Mulykap, PMJ, Engen, Congo Oil, Global Oil, TotalEnergies ainsi que SEP Congo, en présence des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères sectoriels concernés, de la DGDA et de la BCC.

À travers cet ajustement, le Gouvernement entend aligner les prix appliqués aux opérateurs miniers sur les réalités du marché international, tout en consolidant les acquis des réformes visant à instaurer plus de transparence, de traçabilité et de rigueur dans la gestion du secteur pétrolier.
Cette orientation stratégique confirme la volonté des autorités congolaises de bâtir un système économique plus résilient, fondé sur des règles claires, équitables et durables, au service de la stabilité macroéconomique et de la protection des intérêts nationaux.
SMA

