Une opération de traque des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) avait été lancée sur le sol Congolais depuis Kisangani, sous l’impulsion du chef d’état-major adjoint des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette offensive de grande envergure vise à neutraliser un groupe armé dont la présence dans l’Est du pays est depuis trois (03) décennies un facteur d’instabilité régionale.
Réagissant à cette initiative militaire, Maître Achille Kapanga, notable du Nord-Kivu, a appelé à une mobilisation de la communauté internationale pour accompagner l’opération. Selon lui, la réussite de cette campagne ne peut reposer uniquement sur l’action des FARDC.
« C’est une question politique avant d’être militaire », a-t-il souligné.
Maître Kapanga rappelle que la problématique des FDLR figure parmi les dispositions prévues dans l’Accord de Washington. Pour lui, le traitement de ce dossier doit donc s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux déjà pris, et bénéficier d’un suivi politique conséquent de la part des partenaires de la RDC.
Face à l’argument régulièrement avancé par Kigali, qui justifie ses actions par la nécessité de protéger le Rwanda contre les attaques des FDLR, le notable estime que Kinshasa doit renforcer son poids politique et diplomatique.
L’objectif : obtenir un soutien clair, structuré et durable de la communauté internationale. Sans cet appui, l’armée congolaise, malgré sa capacité opérationnelle, se heurterait à des limites.
« Les FARDC peuvent mieux faire, mais si la bonne politique internationale n’est pas là pour les appuyer, ce sera difficile », a-t-il insisté.
Pour Achille Kapanga, l’équation est claire : la neutralisation définitive des FDLR exige une convergence entre l’effort militaire sur le terrain et une stratégie diplomatique offensive. Il appelle donc à la mise en place d’une politique internationale d’accompagnement, condition indispensable, selon lui, pour que cette opération produise des résultats durables et prive tout État voisin de l’alibi sécuritaire lié aux FDLR.
Achille kapanga plaide pour un accompagnement ferme de la communauté internationale afin de garantir la réussite de cette mission.

