Ituri : après l’attaque de Salate, les populations dénoncent leur abandon face aux violences armées

Les habitants du village de Salate, situé à environ 25 kilomètres d’Epulu, dans la province de l’Ituri, ont vécu une nouvelle nuit de terreur entre vendredi et samedi, à la suite d’une attaque attribuée à des éléments des Allied Democratic Forces.

Selon des témoignages recueillis localement, plusieurs habitations ont été incendiées, plongeant une grande partie du village dans la désolation. Des familles entières se retrouvent ainsi sans abri, contraintes de fuir dans la brousse ou vers des localités voisines, dans un contexte déjà marqué par une forte précarité.

Au-delà des dégâts matériels, cette attaque relance le débat sur la protection des civils dans cette zone en proie à des violences récurrentes. À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué, mais l’ampleur des destructions suscite inquiétude et colère parmi les populations.

Dans la région d’Epulu, comme dans plusieurs autres zones de l’Ituri, les habitants dénoncent régulièrement l’insuffisance de la présence sécuritaire, malgré la persistance des incursions de groupes armés. Cette situation alimente un sentiment d’abandon et d’insécurité permanente.

L’attaque de Salate, si elle est confirmée par les autorités, viendrait s’ajouter à une série d’incidents similaires qui continuent de fragiliser le tissu social et économique de la région, tout en accentuant les déplacements de populations.

En attendant une communication officielle, les regards restent tournés vers les autorités compétentes, appelées à renforcer les dispositifs de sécurité pour prévenir de nouvelles violences et assurer la protection des civils.

Diddy Mastaki

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