À l’approche des épreuves hors session de l’Examen d’État, prévues à partir du 04 mai 2026, les élèves finalistes du secondaire en République Démocratique du Congo ne font pas seulement face à une échéance académique, mais également à une série de contraintes qui pèsent sur leur préparation.
Si le calendrier publié par le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de la Nouvelle Citoyenneté marque le lancement officiel de cette étape décisive, sur le terrain, notamment dans l’est du pays, les réalités sont tout autres. À Beni, plusieurs candidats évoquent un climat mêlant incertitude sécuritaire et difficultés financières.
Certains élèves redoutent notamment de ne pas pouvoir réunir à temps les frais de participation, condition indispensable pour accéder aux épreuves. D’autres s’inquiètent des déplacements et de la sécurité durant cette période, dans une région encore marquée par des tensions récurrentes.
« Nous sommes prêts académiquement, mais les conditions autour de nous restent préoccupantes. Étudier dans un contexte d’insécurité n’est pas facile », confie un finaliste rencontré aux abords de l’Institut Bungulu.
Face à cette situation, les enseignants tentent de maintenir le cap. Plusieurs affirment avoir adapté leurs méthodes en intensifiant les séances de révision et en proposant des exercices ciblés, afin de maximiser les chances de réussite des élèves malgré un environnement peu favorable.
Au-delà de l’évaluation des connaissances, cette édition 2026 de l’Examen d’État met ainsi en lumière les inégalités d’accès à l’éducation et les défis persistants auxquels font face les élèves dans certaines zones du pays. Pour beaucoup, réussir cet examen relève autant de la performance scolaire que de la résilience face aux contraintes du quotidien.
Diddy Mastaki

