Vingt-cinq (25) ans après l’attaque de Fataki, dans le territoire de Djugu en Ituri, qui avait coûté la vie à six (06) agents du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la question de la responsabilité et de la protection des humanitaires demeure plus que jamais d’actualité.
Au-delà de la commémoration, cet anniversaire remet au centre du débat le respect du droit international humanitaire, qui garantit la protection des personnels engagés dans l’assistance aux populations en situation de conflit. Pourtant, sur le terrain, les violations persistent, souvent sans suites judiciaires claires.
L’hommage rendu s’étend également à Georges Olivet, tué en mission en 1961 à Élisabethville, aujourd’hui Lubumbashi. Plus de six décennies après ce drame, son nom symbolise une réalité inchangée : les humanitaires continuent d’opérer dans des environnements à haut risque, où leur neutralité n’est pas toujours respectée.
Pour le Comité International de la Croix-Rouge, ces tragédies successives rappellent l’urgence de renforcer les mécanismes de protection, mais aussi de lutter contre l’impunité des auteurs d’attaques visant les acteurs humanitaires.
L’érection d’une stèle commémorative à Kinshasa se veut ainsi un acte de mémoire, mais aussi un signal adressé aux autorités et aux parties prenantes : sans justice ni garanties sécuritaires effectives, l’action humanitaire restera vulnérable.
Dans un contexte où l’Ituri demeure confrontée à des violences récurrentes, cet anniversaire soulève une interrogation essentielle : comment assurer durablement la sécurité des humanitaires dans des zones où les normes internationales peinent encore à s’imposer ?
Diddy Mastaki

