Des députés provinciaux du Sud-Kivu, initiateurs de la motion de censure contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki et son gouvernement, ont publié une déclaration politique le 28 avril 2026 à Uvira pour confirmer le maintien de leur démarche parlementaire.
Dans ce document, les élus disent avoir pris connaissance, à travers les réseaux sociaux, d’un télégramme du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur invitant à Kinshasa les membres du Bureau de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu ainsi que le gouverneur concerné par la motion. Face à cette évolution, les députés provinciaux affirment que cette invitation n’annule en rien la procédure engagée contre l’exécutif provincial.
Selon eux, la motion suit un cadre légal normal et ne peut prendre fin qu’après un débat officiel en séance plénière, suivi d’un vote des élus. Les signataires réaffirment également leur soutien au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment dans ses efforts pour la paix dans l’Est du pays et pour la restauration de l’État de droit.
Ils accusent par ailleurs l’exécutif provincial de chercher à bloquer ou retarder une démarche qu’ils qualifient de démocratique, parlementaire et conforme à la loi.
Selon ces élus, les griefs reprochés au gouvernement provincial sont sérieux et la situation politique actuelle du Sud-Kivu exige des réponses claires devant l’Assemblée provinciale.
Dans leur déclaration, ils estiment que la province traverse une crise profonde et appellent le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki à tirer les conséquences de la situation.
Les députés suggèrent ainsi qu’à l’occasion de son séjour à Kinshasa, le gouverneur présente sa démission au Chef de l’État, afin de préserver la cohésion sociale et d’éviter une aggravation des tensions politiques dans la province.
La prise de position confirme la fermeté d’une partie des élus provinciaux, décidés à poursuivre la motion jusqu’à son examen officiel. Le climat politique reste donc tendu au Sud-Kivu, où l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions, alors que la province fait déjà face à de grands défis sécuritaires et institutionnels.
Bubasha Djuma Bob

