La crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure préoccupante, marquée par des accusations d’agression rwandaise à travers la rébellion de l’AFC/M23. Dans ce climat tendu, les appels à une réaction internationale plus ferme se multiplient, en dépit des démarches diplomatiques actuellement engagées.
Dans ce contexte, Kasongo Kalalo, président du Mouvement Congo en Avant (MCA), a adressé une lettre ouverte à Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État américain, appelant à revisiter l’histoire pour dégager une solution durable à une crise qui perdure depuis plus de trois décennies.
Dans sa correspondance, le numéro un du Mouvement Congo en Avant met en garde contre une approche jugée dangereuse, consistant à dialoguer avec une rébellion encore active et soutenue de l’extérieur. Une telle posture, selon lui, reviendrait à légitimer des groupes armés en les plaçant sur un pied d’égalité avec un gouvernement légalement établi, ce qu’il qualifie de grave erreur d’appréciation aux conséquences lourdes pour la souveraineté nationale et la stabilité du pays.
Kasongo Kalalo plaide ainsi pour un appui décisif des États-Unis à la RDC, à l’image des interventions des années 1960 et 1970. Il préconise notamment le renforcement des capacités des FARDC, le soutien aux pays alliés et un appui accru à la MONUSCO, tout en rejetant toute intégration des groupes rebelles dans les institutions. Pour lui, seule une stratégie ferme d’éradication permettra de restaurer durablement la paix et la dignité du peuple congolais.

