Lutte contre la corruption en Afrique : quinze États membres de la SADC se sont réunis autour d’une même table

Le Comité anti-corruption de la SADC (SACC) s’est réuni virtuellement le 17 juin 2024 pour examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Protocole de la SADC contre la corruption.

Le Protocole contre la corruption est opérationnalisé à travers le Plan d’action stratégique anti-corruption (2023-2027). La réunion a réuni quinze États membres qui sont également parties au Protocole contre la corruption.

Ouverte par le président actuel du SACC, le directeur général de la Commission anti-corruption de la République de Zambie, M. Thom T. Shamakamba.

Dans son discours d’ouverture, il a rappelé aux États membres que la corruption reste une menace pour la région de la SADC et peut compromettre sa stabilité et sa capacité à garantir un avenir prospère à ses citoyens, comme le prévoit la Vision 2050 de la SADC.

Il a souligné le rôle central que joue le SACC dans les efforts de lutte contre la corruption, notamment en renforçant la coopération régionale et en garantissant que les objectifs du Protocole contre la corruption sont atteints. Il a souligné l’importance des efforts multipartites et multisectoriels pour lutter contre la corruption en exploitant les ressources et l’expertise.

Il a salué le haut niveau de coopération et d’engagement dont les États membres ont continué de faire preuve pour soutenir la mise en œuvre des activités du Plan d’action stratégique de lutte contre la corruption (2023-2027).

Entre autres questions, la réunion a délibéré sur :

  1. Le déploiement du programme régional standardisé de lutte contre la corruption;
  2. Pilotage d’un indice régional d’effort de lutte contre la corruption;
  3. Évaluation régionale de la lutte contre la corruption ainsi que évaluation des stratégies nationales de lutte contre la corruption ; et
  4. Lignes directrices pour l’intégration de la lutte contre la corruption et de la gouvernance dans la préparation aux catastrophes.

S’exprimant au nom du directeur de l’Organe chargé des affaires politiques, de défense et de sécurité, le professeur Kula Theletsane, Mme Kealeboga Moruti, responsable principale de la sécurité publique, a apprécié l’engagement des États membres dans la lutte contre la corruption à tous les niveaux opérationnels. Elle a souligné que la sensibilisation à la corruption au sein des communautés, y compris au niveau local, engendrera une approche globale de la société dans sa lutte.

La réunion a également décidé d’accorder une attention particulière à la corruption dans le secteur privé, dans les prisons et aux frontières afin de garantir que tous les risques soient évalués et atténués.

Dernières nouvelles

Actualités connexes