La Commission d’Intégrité et Médiation Electorales (CIME) recommande au chef de l’Etat d’envisager dans la mesure du possible des consultations avec les forces politiques et sociales avant de mettre en place la Commission qui sera chargée de réfléchir sur la réforme constitutionnelle ou, tout au moins, d’assigner ces consultations qui doivent être nationales et les plus inclusives possibles, comme première mission de la Commission à créer.
Cette recommandation est contenue dans sa déclaration rendue publique mercredi 08 janvier dernier. Cette structure croit en effet qu’il est important pour un peuple de s’arrêter un moment et lever des options susceptibles de mieux répondre aux défis qui sont les siens.
Ainsi, la CIME invite tous les Congolais à aller au-delà de leurs positions et de leurs intérêts dans la recherche des solutions apaisées aux problèmes du pays.
En dépit des atermoiements des autres parties, la CIME encourage le Président de la République à poursuivre ses efforts diplomatiques à travers les processus de Luanda et de Naïrobi. Ces processus ont en effet permis à l’humanité de se rendre compte de la volonté de la RDC de régler la question de la guerre de l’Est par des moyens pacifiques.
« La CIME recommande également au chef de l’Etat de mettre en sourdine toutes les initiatives de nature à diffuser son attention et celle du gouvernement de la République au détriment de la réalisations de six axes prioritaires de son programme et des efforts à consentir pour le retour de la paix dans l’Est du pays », peut-on lire dans cette déclaration.
Et de poursuivre : « La CIME recommande à la société civile de redoubler d’efforts dans la mise en place des initiatives citoyennes de paix qui incluent les acteurs de la Région de Grands Lacs et de l’EAC ».
Cependant , cette structure interpelle la conscience de tous les leaders politiques et communautaires qui arment les jeunes congolais et leur présentent les autres jeunes congolais comme des ennemis. Tout en CIME rappelant qu’Haïti est aujourd’hui ingouvernable du fait d’avoir armés les jeunes qui se sont mués en gangs incontrôlables. Plus près de la RDC, c’est la même pratique qui a été à la base du génocide rwandais de 1993 perpétré essentiellement à l’arme blanche.
S’agissant particulièrement de la question de l’encadrement des jeunes, la CIME recommande au Gouvernement congolais d’augmenter significativement le budget alloué à l’initiation à la nouvelle citoyenneté et à l’éducation à la paix et impliquer la société civile dans l’élaboration et l’exécution des projets.
Enfin, la CIME rappelle que la paix est une affaire de tous. Elle exhorte Congolaise et chaque Congolais à agir avec responsabilité pour contribuer à consolider la paix, l’unité et la cohésion nationale.

