En dépit des affrontements intenses et des bombardements continus, les équipes chirurgicales du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) parviennent encore à prendre en charge les victimes qui continuent d’affluer par dizaines.
Cette situation résulte de l’utilisation de l’artillerie dans des zones densément peuplées, notamment dans les grands centres urbains comme la ville de Goma ou les camps de déplacés, ainsi que de l’intensité de combats dévastateurs pour les populations prises au piège.
C’est ce qu’a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge, dans un communiqué publié mardi 28 janvier, en rapport avec les affrontements entre les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les jeûnes patriotes Wazalendo dans la ville et autour de Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le dernier grave incident en date aura coûté la vie à des dizaines de civils qui avaient cherché refuge dans le camp de déplacés de Rusayo, pourtant protégé par le droit international humanitaire, a fait savoir la source, avant de préciser que « le CICR a pris en charge plus de 600 blessés depuis le début du mois de janvier, dont près d’une moitié de civils. Parmi eux se trouvaient des femmes et des enfants en grand nombre », ajoute-t-il.
Pour rappel, des affrontements entre les FARDC appuyées par les jeunes patriotes dits Wazalendo contre le M23-RDF ont fait des dégâts humains et matériels en territoires de Rutshuru, Lubero, Masisi, Nyiragongo et ailleurs.

