Le bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale s’est en nouveau investi sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Karim A.A. Khan KC est son équipe, vont enquêter sur la question sécuritaire ou des centaines de morts et des milliers de blessés sont à déplorer notamment dans la province du Nord-Kivu.
Sans aucune ambiguïté, le Procureur de la CPI qui affirme qu’il faut dire les choses très clairement, indique qu’aucun groupe armé, aucune force armée, ni leurs alliés respectifs, n’a un chèque en blanc. « Ils doivent respecter le droit international humanitaire ».
« Il est crucial que le l’efficacité du droit se traduise dans les faits. Les dispositions du Statut de Rome doivent être respectées de tous. Nul ne peut attaquer des civils, blesser ou tuer des gens. Et c’est en ce moment charnière que nous verrons si le droit international pénal peut répondre aux attentes si importantes aux yeux de la population de la République démocratique du Congo, à savoir l’application uniforme du droit », déclare le procureur de la CPI.
D’après Karim A.A. Khan KC, au-delà du rôle que joue son Bureau pour amener les auteurs de crimes à rendre des comptes à la justice et faire ainsi reculer l’impunité, il va sembler plus efficace d’adopter une approche holistique globale, une approche globale de la justice sur le sol de la République démocratique du Congo.
« Combien de générations d’enfants de ce pays peuvent être prises pour cibles et sacrifiées ? La situation n’a que trop duré. Il faut y mettre un terme. Ce cri d’alarme n’est pas celui des juristes mais celui des enfants, des femmes, des hommes, de la population
de la République démocratique du Congo. La gravité de la situation ne saurait être sous-estimer. Ce pays est en proie à de nombreuses ingérences depuis de nombreuses années et la voix de la paix n’a pas toujours été privilégiée en RDC. Votre peuple aspire à la paix plutôt qu’à la guerre », a-t-il déclaré.
Karim A.A. Khan KC, procureur de la CPI appelle a une franche collaboration pour aboutir à un résultat positif tout au long de ce processus. À Kinshasa dans la capitale congolaise, le procureur de la CPI a fait le point de la situation avec le Président Tshisekedi. Plusieurs échanges sont prévus sur son agenda notamment avoir des réunions avec le gouvernement, des réunions avec la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU Bintou Keita, et aussi pour dialoguer avec des représentants de la société civile et des victimes.
Joël

