La ville de Goma, située dans l’Est de la République Démocratique du Congo, a été le théâtre d’une nuit de terreur dans la soirée du 02 au 03 avril 2025. Des individus armés ont multiplié les attaques dans divers quartiers de la ville, plongeant la population dans un climat de peur et de confusion.
La société de transfert d’argent SOFICOM, l’une des plus grandes du pays, a été l’une des cibles principales de ces pillages. Des assaillants lourdement armés ont dévalisé les locaux de la société, emportant une somme considérable d’argent, créant ainsi un choc dans cette institution présente à travers toute la République Démocratique du Congo.
La violence a également touché des journalistes locaux. Le confrère Innocent Bisharhula, journaliste à Nissi FM, a vu sa maison cambriolée, tandis que la maison de son collègue Josué Bulomfu a été incendiée par les malfaiteurs. Heureusement, l’intervention rapide des voisins a permis de maîtriser le feu, évitant des dégâts plus graves.
Mais les actes de violence ne se sont pas arrêtés là. Un autre incident tragique a eu lieu lorsqu’un proche d’un journaliste, nommé Eric, a été retrouvé sans vie. Après avoir été violemment battu, il a été tué par ses agresseurs, qui lui ont également dérobé tous ses biens. Ce drame ajoute à la longue liste de violences de plus en plus fréquentes à Goma.
Un autre cambriolage a eu lieu aux alentours de 18 heures dans le quartier Majengo, où des hommes armés ont attaqué une épicerie appartenant à Monsieur Qualitex. Ces derniers ont emporté une somme d’argent importante, aggravant ainsi le sentiment d’insécurité croissant parmi les habitants.
Ces événements illustrent une fois de plus la montée de la criminalité et de l’insécurité dans la ville de Goma. Les autorités locales se trouvent sous pression pour prendre des mesures immédiates afin de rétablir la sécurité, tout en engageant des actions contre l’impunité qui semble régner dans la ville. La population, choquée et inquiète, appelle à une mobilisation générale pour mettre fin à cette spirale de violence.
Diddy MASTAKI

