Le report inattendu du concert de solidarité prévu à Paris en soutien aux populations meurtries de l’est de la République Démocratique du Congo a déclenché une vague de réactions. Au cœur de la polémique : des accusations de « négationnisme » portées contre les Congolais mobilisés pour cet événement. Une critique que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a vigoureusement rejetée lors de son briefing hebdomadaire.
Quand la solidarité devient un acte contesté
Dans un ton ferme, le ministre s’est dit choqué par les propos de certains observateurs qui remettent en cause le droit des Congolais à s’unir pour leurs frères et sœurs en détresse. « Ceux qui qualifient les Congolais de négationnistes parce qu’ils veulent témoigner leur solidarité envers d’autres Congolais, c’est eux les négationnistes », a-t-il lancé.
Pour Patrick Muyaya, cet élan de solidarité n’est pas un acte politique, mais un réflexe humain face à la souffrance d’un peuple. Il a ainsi dénoncé une tentative de délégitimer une mobilisation légitime et profondément citoyenne.
La douleur Congolaise ne doit pas être ignorée
Revenant sur la situation dramatique dans l’Est de la RDC, le ministre a insisté sur l’urgence d’une reconnaissance internationale du calvaire vécu par les populations locales : « Personne au monde aujourd’hui ne peut ignorer le calvaire qu’endure le peuple Congolais dans les parties du pays sous occupation rwandaise. Ne pas vouloir le reconnaître, c’est aussi faire preuve du négationnisme ».
Il a ajouté que chaque peuple traversant un moment de douleur mérite l’attention et la solidarité du monde, sans condition ni hiérarchisation des souffrances.
Un concert qui soulève des enjeux profonds
Ce concert, prévu comme un moment de recueillement, de sensibilisation et de mobilisation humanitaire, a finalement cristallisé un débat plus large sur la mémoire, la justice et la reconnaissance des tragédies Congolaises. Son report, sans explication claire, soulève des interrogations sur les pressions politiques ou diplomatiques qui pourraient l’avoir motivé.
Un gouvernement déterminé à faire entendre la voix des siens
En prenant publiquement la défense de cette initiative, Patrick Muyaya envoie un message clair : le Congo ne restera pas silencieux face aux tentatives de minimiser ses douleurs. Et son peuple ne sera pas réduit au silence lorsqu’il se lève pour se soutenir lui-même.
Diddy MASTAKI

