La 40e session ministérielle extraordinaire du Conseil sectoriel sur le commerce, l’industrie, les finances et l’investissement de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) s’est clôturée vendredi 23 mai à Arusha, en Tanzanie. L’événement s’est tenu sous le thème majeur de l’industrialisation régionale, un pilier central dans la stratégie de développement économique du bloc régional.
Réunissant les ministres et représentants des États partenaires de l’EAC, cette session avait pour objectif de faire le point sur les stratégies industrielles en cours, en vue de renforcer la croissance économique durable et l’intégration régionale.
Un suivi sur des plans industriels clés
Les discussions ont porté sur l’état d’avancement de plusieurs stratégies sectorielles prioritaires, notamment :
La mise en œuvre de la stratégie sur les produits en cuir et la chaussure, visant à valoriser les chaînes locales de production et à accroître la compétitivité régionale ;
La stratégie sur le coton, les textiles et les vêtements, essentielle pour la création d’emplois et la transformation locale des matières premières ;
Le Plan d’action pour le secteur automobile, qui ambitionne de stimuler la fabrication de véhicules et de pièces détachées dans la région ;
Le Plan d’action pharmaceutique régional (2017-2027), qui vise à renforcer les capacités de production de médicaments et à réduire la dépendance aux importations.
Une dynamique régionale en marche
Selon les organisateurs, cette réunion ministérielle marque une étape significative dans l’engagement des États membres de l’EAC à créer un marché intégré, résilient et inclusif, fondé sur l’industrialisation durable.
Dans leur déclaration finale, les ministres ont réaffirmé la volonté de l’EAC d’améliorer le bien-être des citoyens à travers une industrialisation axée sur la transformation locale, la compétitivité régionale et la création d’emplois décents.
La prochaine étape consistera à traduire les décisions politiques en actions concrètes sur le terrain, notamment par le biais de partenariats public-privé et d’investissements ciblés.
Diddy MASTAKI

